Dans un resto tibétain, la semaine dernière, il a été question de design et de nouveaux usages du Web, avec Anuhi Lou et Fabrice Epelboin. en effet, ce que l'on nomme le "web2.0" (nouveaux usages, web sémantique + web social) est pour le moment dans son enfance en matière de forme et parfois même d'ergonomie. ce qui est parfaitement logique lorsque l'on parle de nouveaux usages.
blog, networking social, tagging... malgré quelques premières tentatives de design graphique, les interfaces de ces nouveaux outils de communication et de création de contenus restent très basiques. a tel point que l'on assiste à l'émergence d'une véritable esthétique du non-design. a ne pas confondre avec le minimalisme des années 90...!
qui dit "nouveaux usages", dit nouvelles ergonomies et innovations pour leurs prise en main. ces nouveaux outils dépassant aujourd'hui, et surtout demain, le cercle des happy-few-geeks, pour être adpotés par le grand public, il est indispensable de travailler la forme. il s'agit à mon avis d'une première étape, la suivante, que l'on pourrait appeller la "maturité formelle", est à créer et à proposer. c'est, entre autres, ce que nous souhaitons proposer chez Yades, au coeur de nos process de travail. Anuhi développe parfaitement cette idée dans son blog (merci pour le clin d'oeil ;)) ):
"Aujourd'hui, nous sommes dans une période fonctionnaliste, il en résulte un design" à la google"... à ne pas confondre avec l'acte de googeliser ou de se faire googeliser... Non, nous sommes à l'âge des prouesses technologiques et de ses usages balbutiants.
Il y a un parallèle saisissant
entre une une interface à "la google" et ces premières voitures dont
les mécanismes étaient apparents : ils partagent le même archétype :
une glorification de l'efficace, du fonctionnel. La forme n'existe pas
: le fond est la forme ! Et toutes les deux possèdent en eux-même les germes de leurs limites, dans leur absence de forme."
à suivre...!
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