Le 15 novembre 2008, je suis allée à la grande soirée I Love Techno, à Gent, en Belgique. à cela, rien de très original, me direz vous, c'est ma deuxième fois à quatre années d'intervalle.
la différence avec la dernière fois? j'y suis allée seule, têtue comme je suis, à ne pas vouloir abandonner ce projet à cause du manque d'organisation de mes petits camarades (la soirée était sold-out quand ils ont voulu acheter leurs places...), et bien décidée à en découdre, à nouveau, avec Ritchie Hawtin.
Veni Vidi Vici. voilà, j'ai fait ma connerie. il me fallait bien un plan bizarre - puis carrément galère - pour comprendre que j'avais changé, et qu'il me fallait passer à autre chose. en fait, je suis déjà passée à autre chose, mais les raisons qui m'ont poussées à me mettre en danger (marcher 20 minutes dans une zone industrielle de Gent, à 4h du matin, en plein mois de novembre...) sont complexes, retorses, multi-facettes.
la musique, bien entendu, est la meilleure des raisons officielles. la volonté de ne pas renoncer pour les autres était plutôt saine, mais pas dans le bon contexte. la facilité de mouvement dans un évènement de cette envergure est garantie, quand on y va seul(e). je ne peux que confirmer ce point. procrastiner, faire autre chose que ce que je devrais faire en ce moment? m'épuiser physiquement au point de ne pas pouvoir récupérer de la semaine (ou vaguement), ça ne ressemblerait pas à un gros acte manqué? si.
la bonne nouvelle, c'est que j'ai passé globalement un bon moment (surtout dans le manoir où j'avais réservé une chambre et pris un délicieux repas!) et qu'en rentrant, pouf! j'ai écrit d'une traite sur le projet qui me travaille actuellement!
comme le disait Godard dans un de ses derniers films : "quand je pense à quelque chose, je pense à autre chose...". dont acte.
du coup, pour m'occuper, j'ai fait des photos...




Pour la musique, je serais prêt à faire pas mal de plan galère moi aussi. Je me souviens d'avoir entraîné (sur un coup de tête), il y a quelques années, mes petits amis voir Siouxsie à Bruxelles. Décision prise l'après-midi à la terrasse d'un café parisien pour le soir même. La soirée à tourné au plan galère, salle introuvable, et coucher dans la cave d'une auberge de jeunesse... Nous avons tout de même gardé un très bon souvenir de ces deux jours passés dans la capitale belge.
Nous y avons fait des rencontres intéressantes, drôles et passionnantes.
Music non-stop.
Quant à la phrase de Godard, je l'a met en application tout les jours sans le savoir.
Rédigé par: Christian | 24 novembre 2008 à 00:56
:) en effet, quelle aventure! la grande différence avec la mienne, c'est que tu es parti avec des amis. ça change tout, radicalement, car ce genre de plans galère se transforme en bons souvenirs, avec le temps... pour tout un tas de raisons (ma psy se régale!), il fallait que j'en passe par là, et ce n'était pas vraiment pour la musique. pour te donner une idée du plan galère : il y avait une navette entre la soirée et la gare de Gent. je me suis dit, en bonne parisienne, ouf! sauvée, je vais prendre un taxi. pas de taxi à la gare de Gent. le plan galère a commencé quand je me suis rendue compte qu'il me faudrait attendre 3 heures dans le froid pour pouvoir prendre le tram qui me rapprochait de mon hôtel (à 6 km du centre ville...). je monte dans un bus qui passe à la gare, au hasard (au milieu de grappes de jeunes en t-shirts, grelottants dans le froid de novembre), et je demande au chauffeur si il ne passe pas par mon coin. il me fait monter, et là commence un long long long voyage au pays de l'angoisse. il me fait prendre un autre bus, une jeune fille me souhaite "good luck", l'air inquiet. je descends du deuxième bus de nuit, en plein milieu d'une zone industrielle, en banlieue de Gent. je dois marcher une bonne vingtaine de minutes, seule, dans cette zone industrielle glauque, il est presque 5h du mat. une seule chance : il ne pleut pas. je me suis maudite tout le long du trajet, comme on réprimande une gamine. à chaque voiture qui passait à ma hauteur, j'ai imaginé le pire... plus jamais ça!
j'ai fini par comprendre, ces derniers jours, que jusqu'à présent, les soirées décidaient de mon emploi du temps, mais pas mon état ou mes envies. entre autres épiphanies, celle ci a son importance pratique!
merci pour ton commentaire :)
Rédigé par: mekameta | 24 novembre 2008 à 09:49