Paris sucks. ce sera mon leitmotiv, jusqu'à nouvel ordre, et quelque chose me dit que ce sera définitif.
Hier, Monsieur Boin et moi-même avions organisé son anniversaire : un petit pique-nique tout simple en bords de Seine. connaissant les parisiens, nous avions pris soin de prévenir longtemps à l'avance, et des personnes avaient même confirmé sur Facebook et par téléphone. Monsieur Boin a envoyé un dernier mail de rappel la veille...
hier, à 20h30, puis 21h, nous étions deux idiots, sur les quais de Seine, avec nos trois tonnes de bouffe. à 21h et quelques, Rachel, la cousine de Boin est arrivée. nous étions donc 3 idiots à manger une délicieuse salade de pâtes au poulet mariné que Monsieur Boin avait préparé pour ses amis absents.
je n'organiserai plus jamais rien dans cette ville. parce que cette ville craint, Paris SUCKS.
on va me dire que je suis une extrêmiste, que les gens ont du boulot, d'autres plans tellement plus intéressants, des problèmes de dernière minute, je m'en fous. ça craint. ça craint de planter un ami pour son anniveraire, en "prévenant" une heure trente après l'heure.
ici, les mots PARTAGE et POLITESSE n'existent plus, ce sont des concepts vides, ou tellement pas hype. cette ville est dépressive, notamment à cause de ce type de comportements. pourquoi essayer de rassembler des gens pour faire la fête, si personne ne se rappelle ce que cela veut dire : s'amuser, resserer des liens, se dire qu'on s'aime bien.
je pourrais en écrire pendant des heures, sur l'incapacité des parisiens à jouir de la vie, et sur leur habitude de se laisser marcher sur les pieds par des personnes qui devraient être à leur service (serveurs, vendeuses, ...) mais qui sont incapables de respecter leurs "amis", d'être là pour eux. mais je vais m'abstenir. rien d'autre à dire que :
PARIS REALLY SUCKS.
i'm not a parisien: i live in berlin.
i'm not german: i'm a brazilian with such a name(of course i know why).
although i could say that brazil is a reflection of europe culturalism, i can also articulate that, in this case, i would had loved to spent some hours with audrey and monsieur boin. maybe because brazilian culture is still under development that friendship is not an old school. off course, i’m not speaking for many, i learned here, in my grandpa world, that i must talk about me. but aren’t things here so clearly apparent? isn’t it a risk to fall into the naïfness of the collective realm and loose the ideological mature practice of cynicism?
Rédigé par: wagner schwartz | 13 juillet 2008 à 22:13
T'avais qu'à m'inviter !
Rédigé par: Lunettes Rouges | 13 juillet 2008 à 23:57
dear Wagner, dear Nègre Cynique du Brésil... thank you very much for this. it made me smile, laugh, and also feel sad, because it made me miss you. a lot. Gosh, your brain is sharp and strong those days... that's really good. mine is a bit blurry, but full of good things (not "optimistic", but "flavored" and "rich"... optimism is definitly not for me, dear!). my thoughts about occidental culture identity and its destruction is growing fast, and I have some new forms to come... maybe even my creatures are about that...
Oh, dear, I need to talk to you, but maybe I could come to Brazil and work with you in november or december? this mission will end in october, and I'm sure I will be full of thoughts and ideas to work with you, in this beautiful place I need to meet, as to come back home. remember what I told you at the end of this beautiful brazilian party "it's like going back home, after a long, too long exile"... tell me what you think.
and take good care (beware of too much cynism, dear, remember what Mama Audrey told you...!) kisses
Rédigé par: mekameta | 14 juillet 2008 à 09:03
cher Lunettes Rouges, je n'aurai qu'un réponse (possible) : vous avez raison!
je pars pour du boulot au Luxembourg, mais on pourrait se voir à mon retour?
Rédigé par: mekameta | 14 juillet 2008 à 09:04
ce sont tes amis qui craignent ... pas Paris.
Rédigé par: your friends sucks | 15 juillet 2008 à 16:54
by he way, happy birthday Mr Boin !!
Rédigé par: your friends sucks | 15 juillet 2008 à 16:57
qui êtes vous? vous avez raison, ce sont ces amis qui craignent, mais cette ville a aussi des effets nefastes indéniables... comme l'esthétique de l'"over-booking" et de la chasse au meilleur plan...
Rédigé par: mekameta | 15 juillet 2008 à 18:53
je suis le chasseur de Popes ...nevermind mes pseudos debile, j adore ca !! c est rigolo . appelle moi comme tu veux !!
J aime la ville et l urbanité en général, ce sujet me passionne..
j ai parfois des réactions un peu provoc parceque je dois sans doute m ennuyer des ordres consensuels..Pour ce qui est de Paris plus précisement, c est ma ville natale et n y voit aucun chauvinisme ! mais j entretiens avec elle la ville, ma ville et celles du monde une relation amour haine basée sur la fascination de l artefact , du biotope humain , de l environnement réinventé qu est la ville.. passons sur ces banalités, ne penses tu pas que ces gens, ces " amis" représentent plutot partie trés précise de notre société victime de ses propres choix ? a savoir un élitisme vain sans repères autres que la conformisation aux critères énoncés par eux memes : une sorte de cercle vicieux ou les notions d amitié, de politesse, de conscience de l autre en tant que personne douée de sentiment n ont plus de place .. une compete de l affect desaxé.. Vanitas !!!
Rédigé par: jojo lapin | 16 juillet 2008 à 13:59
"Ceux qui désignent la force de travail comme un capital humain entendent ainsi se convaincre, et convaincre les travailleurs salariés, que chacun d’eux posséderait lui aussi, avec sa force de travail, un capital, c’est-à-dire un ensemble de ressources qu’il lui appartiendrait de faire fructifier, en veillant à en maintenir et même à en accroître la valeur par sa formation initiale et continue, son expérience professionnelle, sa carrière, le soin apporté à sa santé, ses activités culturelles et de loisir, ses relations personnelles, etc. Dans toutes les dimensions de son existence, chacun devrait se considérer et agir comme un centre potentiel d’accumulation de richesse monétaire, à l’instar de l’entreprise capitaliste. A chacun donc de se comporter comme un capitaliste dont le capital ne serait autre que sa propre personne. Tous capitalistes, tous entrepreneurs de soi-même"
alain bihr ds le monde diplo..si on met facebook en perspective de cet extrait tu saisis encore mieux le probleme de tes
" amis" !!!
a plus, bises..
Rédigé par: jojo | 16 juillet 2008 à 14:36
es-tu de passage à Paris bientôt ?
(réponds plutôt par mail)
Marc
Rédigé par: Lunettes Rouges | 10 septembre 2008 à 01:07